Du Président au Trumpisme, les paris gagnants de Trump

Trump a gagné … quoi qu’il se passe !

Le probablement futur ex président des USA : Donald Trump a, quoi qu’il se passe, gagné les élections américaines. Au-delà d’arriver à doubler son opposant Joe Biden par les bulletins de votes ou l’hypothétique (re)comptage de voix électorales émises, il a déjà gagné ses paris.

Le premier pari gagné est la forte mobilisation de sa base électorale

Il a réussi le tour de force d’avoir pu les mobiliser et les faire se déplacer, principalement le jour J, dans tous les comtés, villages et villes reculées de l’Amérique. L’objectif était de prouver aux médias que les tabloïdes et sondeurs s’étaient trompés sur le dit « écart » de voix entre lui et Joe BIDEN qui tous annonçaient entre 7/8 points d’avance pour le candidat démocrate.

Contre tous les pronostics et sondages, Il arrive à comptabiliser plus de voix que lors de sa précédente élection en 2016.

Sa base électorale s’est agrandie, elle a certes été moins forte du côté des « hommes blancs » mais elle a progressé dans toutes les autres catégories de votants : jeunes, femmes, afros, latinos, retraités, travailleurs sans (ou peu) de diplômes …

Le second pari était de continuer à faire du Trump

Loin d’être le plus difficile à réaliser !

Il a gagné la maison blanche en 2016 en étant ainsi, il aurait été impossible pour lui qu’il fasse autre chose que du “Trump”. Dépasser les limites, comme par exemple : Utiliser la maison Blanche comme « QG » de fin de campagne, d’y faire ses allocutions de candidat à sa propre réélection, sont des exemples criants et des grandes premières.

Ses prises de paroles et tweets depuis le 4 novembre sont sur cette ligne : jouer la « sainte victime » à qui on aurait volé sa (votre) victoire (en parlant à son peuple).

Notons aussi qu’il n’a pas eu réellement besoin de son « propre » parti politique pour le soutenir.

Il a bâti et fait sa campagne le plus souvent seul en multipliant les meetings et les déclarations. Ces choix et postures n’avaient d’autres objectifs que de captiver ses fans et les amener encore plus sur ses canaux médiatiques préparant le coup d’après, que l’élection soit gagnée ou pas.

Le troisième pari reste le coup médiatique

En tant que business man, il maitrise depuis longtemps les codes de l’Entertainment. Le choix stratégique de se placer en tant que « victime d’une élection volée » est une posture mobilisatrice plus orientée vers cette base électorale tant pour sa réélection que pour le coup d’après en cas de défaite. Les médias ont appelé sa mandature de « Trumpisme ». En cette fin de campagne Donald Trump l’applique clairement, non plus pour le mouvement républicain, mais plus directement pour lui-même.

Il a créé un tel mouvement de fans autour de lui qu’il sait qu’il peut mobiliser une grande partie de ses électeurs et les transformer en auditeurs qui seront les acteurs de sa future audience. La meilleure façon de le faire sera la création de sa propre chaine de TV lui permettant de parler à ses fans, comme il le fait déjà via son fil twitter.

Même si la maison blanche « lui est enlevée par les urnes », il aura su générer des auditeurs fidèles sur les prochains canaux de communications qu’il a et montera. Après l’ « America Great Again » place au « Trump we trust » avec sa grande communauté de fidèles, sa boutique en ligne, sa chaine de télévision dédiée et son réseau social préféré : twitter … l’Amérique réconciliée n’est pas encore pour demain.

Le “Trumpissme” politique et médiatique n’est pas terminé, il ne fait que commencer.

 

Charles BOIRY

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